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Suivi télémétrique de l’Eland de Derby en Afrique Centrale :
Une première mondiale réussie par la Fondation IGF et ses partenaires locaux pour la conservation de la plus grande antilope africaine.
En 2003, pour la première fois au monde, la Fondation IGF et ses partenaires locaux ont réussi à capturer 3 élands de Derby, au sol, dans leur milieu naturel, pour leur poser des colliers émetteurs qui allaient permettre une étude pionnière de leurs déplacements dans les savanes centrafricaines.
Bien qu’étant la plus grande antilope du monde, l’éland de Derby n’a jamais été étudié dans son milieu naturel en Afrique Centrale. Il constitue une espèce-phare des savanes de la République Centrafricaine, où il est le moteur du tourisme notamment cynégétique.
Dans un souci de conservation de cette espèce endémique, il était nécessaire de connaître ses mouvements saisonniers, afin d’identifier son domaine vital pour en faire une gestion optimale.
Toutefois, l’éland de Derby s’avère un animal particulièrement difficile à capturer pour la pose de colliers émetteurs, les techniques classiques de capture par hélicoptère se caractérisant par des taux de mortalité élevés.
En 2003, dans le nord de la République Centrafricaine, des experts de la Fondation IGF ont réussi, pour la première fois au monde, à capturer 3 élands de Derby sauvages, au sol, dans leur milieu naturel.
Des colliers émetteurs GPS/VHF ont pu être posés, permettant ainsi la collecte de données précieuses, téléchargées pendant des survols aériens au cours des mois qui ont suivi.
L’enthousiasme scientifique engendré par les premières données recueillies a permis, en 2004, de poursuivre l’étude en capturant et équipant deux nouveaux élands.
Grâce à la réussite de la capture de cinq élands – trois femelles et deux mâles – des connaissances nouvelles ont pu être acquises quant aux mouvements saisonniers de l’espèce.
Ainsi, les premières analyses suggèrent que l’éland de Derby se déplace moins qu’on ne le pensait initialement, et que son domaine vital soit moins étendu qu’on ne le supposait.