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Actualités du Projet pilote de gestion villageoise de la biodiversité - RAPIDALIBORI
Un nouvel Assistant technique pour le projet Rapidalibori (Janvier 2010)
Nicolas Huguet, assistant technique du projet pilote de gestion villageoise de la biodiversité - RAPIDALIBORI depuis novembre 2008, est remplacé par Christophe Viltard, ingénieur ISTOM titulaire d’un DESS en Gestion des systèmes agro-sylvo-pastoraux en zones tropicales.
Christophe est arrivé à Cotonou le 14 janvier où il a été présenté aux partenaires locaux par Nicolas avant de remonter avec lui à Banikoara le 17. L’arrivée de Christophe 15 jours avant le départ de Nicolas permettra une transition en douceur et garantira la continuité du projet.
Nous souhaitons une bonne arrivée à Banikoara à Christophe et à sa famille et remercions Nicolas pour son dévouement sans faille au projet.
Evaluation interne du projet Rapidalibori (Juillet 2009)
La Fondation IGF a effectué une mission au Bénin du 6 au 13 juillet afin de procéder à l’évaluation technique et financière de l’année 1 du projet de création d’une réserve villageoise de faune et d’établir un programme d’activités chiffré pour l’année 2.
Ces objectifs ont été atteints au travers de plusieurs séances de travail avec les représentants de l’ONG partenaire ED et l’équipe du projet à Banikoara de nouveau au complet après les prises de poste de Issa Mohamed Yari comme responsable technique et Bio Bata Sabi Henri-Joël en tant qu’administrateur-comptable.
Les deux pistes d’accès et la piste périmétrale ouvertes par le projet et l’importance des incursions humaines ont pu être évaluées à l’occasion d’un déplacement dans la Réserve.
Une réunion avec les autorités administratives, traditionnelles et civiles de Banikoara, les agents du CENAGREF de Kandi et les représentants des populations riveraines de la réserve, organisée à la mairie de Banikoara, a permis de présenter les activités déjà réalisées, les actions planifiées et d’écouter les problèmes et suggestions des acteurs locaux.
François Lamarque a enfin profité de ses passages à Cotonou pour rencontrer l’ensemble des partenaires techniques et financiers (Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature, Commission Européenne, CENAGREF), leur présenter les acquis et les perspectives du projet et aborder avec eux les modalités de la contribution financière et de la contribution en nature de l’Etat béninois.
Point zéro de la biodiversité floristique de la Réserve villageoise de faune Rapidalibori (Juin 2009)
La collecte des éléments nécessaires à l’établissement d’un diagnostic initial de la flore de la Réserve villageoise de faune a été initiée au mois de mai. L’objectif de ce diagnostic initial est de fournir une estimation de la capacité de charge, avec deux tâches complémentaires s'appuyant toutes deux sur de l'imagerie satellite :
- l'estimation de la production saisonnière de biomasse, à partir de données satellites à basse résolution ;
- la production d'une carte simplifiée de la végétation de la Réserve à partir d'images à haute résolution, pour prendre en compte la valeur pastorale des divers types de végétation.
Nicolas Ganzin, ingénieur agronome, docteur en géographie, spécialiste du traitement d’images satellites pour l’évaluation des ressources fourragères en milieu de savanes, est venu prêter main forte à l’équipe du projet et à Maryline Pellerin pour finaliser les protocoles "végétation" et organiser la collecte des données nécessaires.
Une première campagne de relevés de végétation a été faite en juin (en fin de saison sèche). Cette campagne visait l'acquisition d'une connaissance de base mais aussi et surtout la formation des personnels locaux aux relevés floristiques. Si des données satellites à haute résolution sont disponibles rapidement, une carte préliminaire des grands types de végétation, basée sur la structure, devrait être disponible rapidement. Pour être vraiment utilisable, cette carte devra toutefois être mise à jour en intégrant les données d'une seconde campagne de terrain, en fin de saison des pluies cette fois, période optimale pour les relevés floristiques.
Point zéro de la biodiversité faunique de la Réserve villageoise de faune Rapidalibori (Mai 2009)
La collecte des éléments nécessaires à l’établissement d’un diagnostic initial de la faune de la Réserve villageoise de faune a été initiée au mois de mai.
Le but de cette étude était d’effectuer un inventaire qualitatif et quantitatif de la faune de la Réserve villageoise Rapidalibori, en particulier des mammifères, afin :
- d’établir la liste des mammifères et des oiseaux de la réserve ;
- de fournir des informations quantitatives sur la distribution des mammifères et leur abondance relative.
Pour cette opération, l’équipe du projet a bénéficié de l’appui de Maryline Pellerin, docteur en écologie qui a profité de son séjour à Banikoara pour former le personnel aux techniques de dénombrement de la faune. Les données collectées étant en cours de traitement, le rapport sera bientôt finalisé.
Ouverture des pistes d’accès et périmétrale de la réserve villageoise de faune Rapidalibori (Mai 2009)
Une piste d’accès à la Réserve de faune villageoise et la piste périmétrale matérialisant ses limites ont été ouvertes par le projet. Le démarrage du chantier de la piste a été précédé de négociations avec les populations riveraines et officiellement lancé par les autorités locales qui ont symboliquement donné le premier coup de pioche.
Toutes les pistes ont été ouvertes manuellement par les populations locales encadrées par le responsable suivi écologique et aménagements Byll Kpérou Gado. Suite à ces travaux, deux pistes permettent actuellement de rejoindre la réserve à partir de Banikoara :
- La piste ouverte par le projet à partir de Kokey et la piste communale Kokey-Sonwari-Finfingou utilisée notamment pour la collecte du coton ;
- La piste « périmétrale » qui fait le tour de la réserve matérialisant ainsi ses limites, est également ouverte sur toute sa longueur et permet à l’équipe du projet de circuler dans la réserve et d’y faire des observations de faune de plus en plus nombreuses. Les espèces les plus couramment rencontrées sont les éléphants (deux groupes familiaux, un de 4 et un de 6 individus sont régulièrement rencontrés dans la réserve), les phacochères et les hippotragues. La présence dans la réserve du bubale, de l’hyène tachetée et des trois espèces de singes rencontrées dans la région (babouin, patas et singe vert) est également confirmée.
Lancement officiel du projet pilote de gestion villageoise de la Biodiversité – Rapidalibori par le Ministre de l'Environnement et de la Protection de la Nature, Bénin (Février 2009)
François Lamarque s'est rendu en mission au Bénin du 28 janvier au 4 février pour participer à la cérémonie de lancement officiel du Projet pilote de gestion villageoise de la biodiversité, par Son Excellence Justin Sossou Adamayi, Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature.
La cérémonie qui s'est déroulée le 30 janvier à Banikoara, a regroupé environ 200 personnes parmi lesquelles les autorités locales administratives, traditionnelles et civiles de Banikoara, les plus hautes autorités du CENAGREF de Cotonou et de Kandi et les représentants des populations riveraines de la réserve.
Les discours du ministre, du maire et du roi de Banikoara prononcés à cette occasion, ont confirmé l’engagement très fort des autorités nationales et locales en faveur du projet (voir document sonore).
La cérémonie a été suivie par l'inauguration officielle du siège du projet par une délégation conduite par le ministre.
La mission a également été mise à profit d’abord pour prendre livraison du véhicule du projet à Cotonou et le monter à Banikoara et ensuite pour rencontrer les deux nouvelles recrues du projet : Byll Kpérou Gado, responsable suivi écologique et aménagements et Dalianou Imorou, administrateur-comptable.
Plusieurs séances de travail avec l'équipe du projet ont été menées pour : faire un point sur les difficultés administratives, financières, comptables et logistiques rencontrées en présence des représentants de l'ONG-ED partenaire du projet, dresser le bilan des activités réalisées depuis l’installation de l’équipe à Banikoara, définir le programme d'activités à réaliser jusqu’à la prochaine saison des pluies et établir un chronogramme pour leur mise en œuvre.
Enfin un travail participatif impliquant le Maire de Banikoara, Monsieur Sabaï Katé, a permis d’obtenir un consensus sur le tracé de la piste d’accès à la réserve villageoise. Les travaux d’ouverture de la piste de service qui permettra de rallier rapidement et facilement la réserve villageoise pourront donc commencer très rapidement.
Pour en savoir plus :
La Radio Communautaire de Banikoara a été mise à contribution pour couvrir l’événement (Zibo Aruna, journaliste) :
Enregistrement audio de la diffusion d’un micro reportage sur l’événement :
Enregistrement d'un extrait de l'interview de François Lamarque :
Projet de Réserve villageoise RAPIDALIBORI : l’équipe au complet a reçu la visite de l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Bénin (Janvier 2009)
Recrutement des deux nouveaux membres de l’équipe du projet
Depuis le 05 janvier 2009, deux nouveaux membres sont venus renforcer l’équipe de projet installée dans les locaux de Banikoara. Byll Kpérou Gado , docteur vétérinaire, diplômé de l’Ecole de Dakar a réalisé plusieurs études et travaux sur le Parc National du W. Il aura la responsabilité du suivi écologique et de l’aménagement. Dalianou Imorou est titulaire d’un BTS « Banque et Finances des Entreprises et Finance Comptabilité ». Administrateur comptable du projet, il apportera à toute l’équipe son expérience des procédures européennes acquise au sein du projet ECOPAS.
Installés depuis peu, ils ont dû s’imprégner des objectifs, des activités et du mode de fonctionnement du projet. Après une rapide prise de connaissance du terrain, ils ont déjà été mis à pied d’œuvre par la cellule de coordination : finalisation du rapport socio économique, ouverture d’une piste d’accès à la Réserve et suivi des feux de brousse pour l’un, mise en place des procédures comptables et administratives et suivi comptable pour l’autre. L’équipe du projet, composée d’un responsable technique, d'un assistant technique, d'un responsable de suivi écologique et aménagement et d’un administrateur comptable, est maintenant au complet.
Visite de l'Ambassadeur de l'Union Européenne au Bénin
A l'occasion de sa participation à l’inauguration de la route Kandi – Banikoara par le Président de la République du Bénin le samedi 17 janvier 2009, Madame Elisabeth Ferret , Ambassadeur de l’Union Européenne au Bénin, est venue rendre visite à l’équipe du projet RAPIDALIBORI à Banikoara, le vendredi 16 janvier. Elle a ainsi pu faire la connaissance de chacun des membres de l’équipe et visiter les locaux du projet.
Après une rapide présentation des objectifs, des activités et de l’état d’avancement du projet par l’assistant technique IGF du projet, Nicolas Huguet, Madame Ferret s'est rendue à Finfingou, village riverain de la Réserve de faune, pour une rencontre avec les populations bénéficiaires du projet.
Bien que l'accès au site soit encore difficile et long, Madame l'Ambassadeur a insisté pour se rendre dans la zone d’intervention d’un projet « lui tenant à cœur » et pour adresser ses encouragements aux communautés locales. Elle a pu sensibiliser les populations sur l’intérêt du projet pilote de gestion villageoise de la biodiversité pour elles-mêmes, pour la Commune de Banikoara et pour le Bénin et motiver ainsi l’implication et l’adhésion des populations riveraines au projet. Soulignons que le Directeur du Parc du W, Aziz el Hadj Issa, toujours disponible, s’est joint à l’équipe du projet pour accueillir Madame l'Ambassadeur et l’accompagner sur le terrain.
Pour en savoir plus :
La Radio Communautaire de Banikoara a été mise à contribution pour couvrir l’événement (Zibo Aruna, journaliste) :
Quelques propos de Madame l’Ambassadeur.
Mise en place de l’assistant technique IGF du projet pilote de gestion villageoise de la Biodiversité - Rapidalibori, Bénin (Novembre 2008)
François Lamarque et Hubert Boulet se sont rendus en mission au Bénin du 12 au 19 novembre pour mettre en place l’Assistant technique IGF du Projet pilote de gestion villageoise de la biodiversité – RAPIDALIBORI, Nicolas Huguet.
Au cours de cette mission effectuée en grande partie avec l’ONG béninoise ED (Environnement et Développement), partenaire de la Fondation IGF pour ce projet, ils ont rencontré à Cotonou les représentants du bailleur de Fonds (Union Européenne) et du CENAGREF (Centre national de gestion des réserves de faune), établissement public responsable de la gestion des réserves et partenaire associé du projet.
Le roi, le maire et la société civile de Banikoara, commune bénéficiaire du projet, ont réservé un accueil très chaleureux à la mission à laquelle ils ont fait part de leur grande satisfaction de voir le projet débuter effectivement et de leur appui total.
Un bureau a été loué à Banikoara pour accueillir la cellule de coordination du projet, composée de l’assistant technique IGF et du responsable technique, Abdou Salami Amadou Siako. Un Responsable du suivi écologique et de l’aménagement et un Administrateur/Comptable, en cours de recrutement, viendront bientôt étoffer cette équipe dont les premières tâches seront, entre autres, de finaliser l’étude socio-économique de la périphérie de la réserve, d’ouvrir la piste d’accès au site du projet et la piste périmétrale, de définir une stratégie de feux d’aménagement et de préparer un programme pour les actions de la société civile et la radio.
Mission de délimitation du contour de la Réserve villageoise de faune, projet Rapidalibori, Bénin (Septembre 2008)
Une équipe composée d’un expert de la Fondation IGF (Pascal Mésochina), de l’ONG béninoise ED (Abdou Salami Amadou), et de deux agents du CENAGREF a effectué une mission de terrain pour délimiter le contour de la Réserve villageoise de faune entre le 27 Août et le 6 Septembre 2008.
Presque trois ans après le montage du Projet (novembre 2005), le front cotonnier a continué à progresser et les implantations humaines ont pénétré dans la zone naturelle initialement définie pour le Projet. Afin de proposer un contour consensuel de la Réserve villageoise de faune l’équipe a pris en compte de nombreuses contraintes d’ordre sociologiques, réglementaires, et géophysiques. C'est pour intégrer le paramètre sociologique qu'une étude socio-économique des populations riveraines de la Réserve avait été précédemment conduite.
Ce travail minutieux de délimitation effectué en collaboration étroite avec les différentes autorités locales (Roi et Maire) et les représentants de la société civile de Banikoara, a permis de proposer un contour pour la Réserve villageoise de faune conciliant les nécessités de la conservation et les aspirations légitimes des populations au développement de leurs activités de production. Le périmètre, d'environ 50 km, englobe une superficie de plus de 7 000 ha.
Mission de préparation de la délimitation du contour de la Réserve villageoise de faune, projet Rapidalibori, Bénin (Août 2008)
Dans l’optique de la prochaine mission de délimitation du contour de la Réserve villageoise de faune, un expert de l’ONG béninoise ED (Bani Sabi Assouma), natif de la périphérie de la zone de la Réserve, a effectué une enquête sociologique auprès des populations riveraines.
Presque trois ans après le montage du Projet (novembre 2005), le front cotonnier a continué à progresser et les implantations humaines ont pénétré dans la zone naturelle initialement définie pour le Projet. Il était donc absolument essentiel de bien prendre en compte la composante sociologique afin de proposer un contour pour la Réserve villageoise de faune conciliant les nécessités de la conservation et les aspirations légitimes des populations au développement de leurs activités de production.
Ce travail a permis de recenser et caractériser les populations riveraines, et de dénombrer et géo-référencer l’ensemble des hameaux et des champs exploités aux abords de la Réserve. Ces éléments seront complètement pris en comte dans la délimitation du contour de la Réserve.
La Fondation IGF lance officiellement le projet Rapidalibori au Bénin (Août 2008)
Philippe Chardonnet et Hubert Boulet se sont rendus en mission au Bénin du 23 au 30 Juillet pour lancer officiellement le Projet pilote de gestion villageoise de la biodiversité (RAPIDALIBORI). Cette mission qui les a conduit à Cotonou, à Kandi et Banikoara, leur a permis de rencontrer les principaux partenaires techniques et financiers du projet (Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature, Délégation de la Commission Européenne, CENAGREF, ONG ED), ainsi que les autorités locales de Banikoara [Roi Nansounon, Maire, société civile, Chef traditionnel des éleveurs peulhs (Rouga) et le Chef traditionnel de l’arrondissement de Kokey]. Ces rencontres avaient pour but essentiel d’informer tous ces partenaires du démarrage du Projet et d’envisager avec eux les aspects techniques et institutionnels préalables à la mise en oeuvre pratique du projet.
La mission s’est également rendue sur le site de la future réserve où elle a constaté que, dans la partie ouest, le front pionnier agricole avait considérablement avancé depuis l’élaboration du document de Projet (2005). Bien que condamnée par le Roi de Banikoara, cette avancée sera prise en compte lors de la prochaine délimitation des contours de la Réserve Villageoise.
Démarrage imminent du Projet RAPIDALIBORI au Bénin (Avril 2008)
Dans le cadre de la préparation de la mise en œuvre du Projet RAPIDALIBORI (Projet Pilote de gestion villageoise de la Biodiversité) co-financé par la Commission Européenne, le gouvernement béninois et la Fondation IGF, Hubert Boulet, s’est rendu à Cotonou du 21 au 26 avril 2008, afin de rencontrer les différents partenaires (institutionnels, financiers, et opérationnels) pour faire un dernier point avant le lancement officiel du Projet le 1er juin 2008.
Au cours de cette mission, Hubert Boulet, a pu rencontrer, entre autre, le Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature, Madame Juliette Biao Koudenoukpo, qui lui a réaffirmé son soutien au Projet.
Dès le démarrage du Projet, la Fondation IGF se rendra dans la commune de Banikoara pour rencontrer les autorités locales et mettre en place l’équipe du Projet avec ses partenaires béninois (l’ONG Environnement et Développement et le CENAGREF).
Les premières missions de terrain réalisées dans le cadre de ce projet seront :
(i) une étude d’impact environnemental;
(ii) le tracé précis de la clôture et ses caractéristiques techniques;
(iii) le bilan des connaissances sur les paysages, la faune et la flore.


