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Archives 2007

 

Sommaire des archives 2007:

 
   

 
  • Première mondiale: La Fondation équipe un bongo avec un collier émetteur ! (Décembre 2007)

Le 15 Décembre 2007, le docteur Philippe Chardonnet, directeur de la Fondation IGF, est parvenu à équiper un spécimen sauvage de bongo de plaine avec un collier émetteur dans la région centre-nord de la République Centrafricaine.

Très peu d’études sur la biologie du bongo (Tragelaphus eurycerus ) ont été publiées. Discret et mystérieux, le bongo reste donc largement méconnu.

Le bongo est pourtant une espèce emblématique pour la valorisation de la biodiversité, que ce soit par le tourisme de vision ou de chasse. Cette espèce présente par ailleurs une caractéristique remarquable: c’est la plus grande antilope de forêt du monde.

En savoir plus :
Fiche projet: Suivi écologique du bongo sauvage dans son milieu naturel: test de faisabilité en République Centrafricaine

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  • Mozambique : Financement durable des aires de conservation (Novembre 2007)

A la demande et sur financement de la FAO, François Lamarque, chargé de mission à la Fondation IGF, a participé à la conférence internationale sur le financement durable des aires de conservation du Mozambique qui s'est tenue à Maputo les 21 et 22 novembre 2007.

A cette occasion, il a présenté les conclusions de l'étude sur la gestion des aires de conservation du Mozambique par une agence para-publique qu'il a réalisée en 2007, toujours pour le compte de la FAO.

Sept des recommandations de cette étude (dont la création) d'une agence pour la gestion des aires protégées ont été reprises parmi les recommandations finales de la Conférence.

François Lamarque a également profité de son déplacement au Mozambique pour rencontrer les représentants nationaux et provinciaux du Ministère du Tourisme afin d'évoquer avec eux les premiers résultats et les prochaines étapes du projet de co-gestion de la Réserve Nationale de Gilé.

En savoir plus :
Participation to the International Conference 'Sustainable financing of Mozambique's Conservation Areas', Maputo, November 21st & 22nd 2007

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  • Maroc : gestion du mouflon à manchettes (Novembre 2007)

Philippe Chardonnet, Directeur de la Fondation IGF, a effectué une mission de terrain au Maroc du 13 au 21 novembre 2007, dans le cadre du Projet FAO/GCP/MOR/031/CEH.

Cette mission avait les objectifs suivants :

- Proposer des systèmes appropriés de suivi de la dynamique de population des mouflons à manchettes dans les enclos de Termilate à Oulmès et d'Iguer à Marrakech;
- Proposer des systèmes appropriés de suivi vétérinaire des mouflons à manchettes dans les deux enclos;
- Identifier les contraintes et potentialités des deux enclos;
- Proposer des plans d'aménagement des deux enclos dans la perspective de leur valorisation cynégétique;
- Présenter un avis sur les meilleures options pour la conservation et la valorisation de la grande faune au Maroc (élevage en enclos, lâcher dans la nature, réintroduction dans d'autres régions, chasse touristique).

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  • Interface homme faune en République Centrafricaine (Octobre 2007)

La Fondation IGF apporte son appui à la thèse de doctorat de H. Vanthomme sur l'exploitation durable de viande de brousse en RCA, dont les objectifs sont les suivants :

Objectif général

Ce projet de thèse se propose d'étudier la durabilité de la chasse locale en République Centrafricaine. Elle se focalisera sur les petites espèces à fort taux de reproduction : les petites antilopes de forêt (genre Cephalophus), les petits Primates (Genres Cercopithecus et Cercocoebus) et les Rongeurs. Ces espèces représentent la quasi-totalité du gibier prélevé en chasse et sont les plus susceptibles d'être exploitables durablement.

Objectifs spécifiques

- Estimer précisément les prélèvements de gibier;
- Collecter des informations manquantes sur la reproduction et la structuration d’âge des populations de gibier, pour les espèces les plus courantes (Céphalophes et petits Primates);
- Estimer les densités locales de gibier à l’aide de plusieurs méthodes complémentaires.

Ces trois premiers objectifs atteints permettront d’estimer la durabilité de la chasse locale en RCA et de comparer les différentes méthodes et les modèles qui les sous-tendent.

- Mettre en place une série d’indices relatifs de suivi des effectifs des populations de gibier dans le temps, pour estimer l’impact des mesures de gestion sur la ressource;
- Rechercher les structures socio-économiques locales impliquées dans l'exploitation de la ressource et les facteurs de régulation de cette exploitation.

La démarche du projet reprend les étapes de la gestion adaptative telle que proposée par le collectif Resalliance (2007).

En savoir plus :
L'exploitation durable du petit gibier en Centrafrique ou peut-on concilier développement et conservation ?

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  • Carnets de brousse : premiers résultats (Septembre 2007)

L'opération "carnets de brousse" qui a débuté en 2005 repose sur un mécanisme très simple de suivi écologique. Son objectif est d’améliorer les connaissances de base sur quelques espèces de grande faune peu communes dans des régions peu étudiées d’Afrique Centrale et d’Afrique de l’Ouest.

Les espèces peu communes que l’opération "carnets de brousse" se propose de suivre en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale sont :

- 5 espèces de carnivores : guépard, hyène tachetée, léopard, lion, lycaon;
- 4 espèces d’herbivores : bongo, girafe, hylochère, sitatunga.

La méthode du "carnet de brousse" permet d'assurer un suivi continu qui s’inscrit dans la durée. Elle est spécialement bien adaptée aux espèces rares et discrètes qui échappent souvent aux différentes méthodes classiques de recensement utilisées ponctuellement, par exemple dans les Parcs Nationaux. Autre intérêt du carnet de brousse, c'est une méthode peu coûteuse comparée aux autres méthodes de suivi qui nécessitent des moyens importants.
Les objectifs de cette opération de suivi sont multiples :

- d’une manière générale contribuer à améliorer les connaissances sur le statut et la distribution de ces espèces peu communes dans un but de conservation;
- d’une manière plus particulière, aider les gestionnaires de faune à établir leurs rapports annuels, avec des données concrètes précises sur les tendances évolutives des populations de ces espèces d’une année sur l’autre au sein même de leurs zones.

En savoir plus :
Carnets de brousse - Suivi écologique d'espèces peu communes en Afrique Centrale et en Afrique de l'Ouest - Années 2005-2006-2007

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  • Exposition "Bêtes et Hommes" à la Grande Halle de la Villette (Septembre 2007)

"Accident de chasse, éléphanteau, 2001" : œuvre de Pascal Bernier - Collection Galerie Alain Le Gaillard, Paris © Bêtes et Hommes (c) C. Raynaud de Lage

L’exposition « Bêtes et Hommes », qui se tient à la Grande Halle de la Villette du 12.09.2007 au 20.01.2008, montre comment les relations concrètes transforment les bêtes et les hommes. Plus de 100 œuvres de plasticiens, photographes et vidéastes sont présentées sur plus de 3 500 m², en une scénographie composée d’une quarantaine de huttes révélant l’architecture de la Grande Halle fraîchement rénovée. Des animaux vivants, « en résidence » en sont les invités privilégiés.

Philippe Chardonnet, Directeur de la Fondation Internationale pour la Sauvegarde de la Faune, participe à cette exposition de deux manières :

• Une interview télévisée est présentée en boucle pendant toute la durée de l’exposition. Philippe Chardonnet est interviewé sur l'éléphant d'Afrique en deux points :

- Le premier point est le statut actuel de conservation de l'éléphant : ce statut est hétérogène, révélant des situations très contrastées avec des régions où l'espèce est menacée et d'autres où elle est en surabondance;
- Le deuxième point est la difficile équation qui reste à résoudre de la cohabitation entre l'homme et l'éléphant dans les pays en développement. La video de l'interview est présentée auprès d'une œuvre de Pascal Bernier intitulée "accident de chasse" (cf. Photo).

• Une table ronde publique le 20 octobre sur le thème « quel animal protéger, comment et pourquoi ? ». Philippe Chardonnet a exposé les trois principales motivations qui déterminent le choix des espèces animales qui font l'objet d'actions de conservation :

- Le premier critère de choix, le plus évident, est le niveau de menace qui pèse sur une espèce donnée : on va naturellement porter ses efforts en direction des espèces les plus menacées;
- Le deuxième critère est la résolution des conflits entre d'un côté la faune sauvage et de l'autre l'homme et les activités humaines : l'actualité nous contraint à résoudre les problèmes posés par la cohabitation entre l'homme et les animaux sauvages, soit les prédateurs de l'homme et des animaux domestiques, soit les déprédateurs de culture;
- Le troisième critère est la capacité des ressources fauniques à contribuer au développement socio-économique : certaines espèces sont plus aptes à apporter durablement des bénéfices tangibles aux acteurs du développement, en particulier aux communautés locales qui vivent au contact de la grande faune dans les pays en développement.

En savoir plus :
www.betesethommes.fr

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  • Des éléphants dans la tourmente (Septembre 2007)

Quoi ?

Braconnage massif des éléphants pour l'ivoire

Où ?

Nord-Est de la République Centrafricaine (RCA), Provinces de Bamingui-Bangoran et de la Vakaga, près des frontières avec le Soudan (Province du Darfour Sud) et du Tchad (Région du Salamat).

Quand ?

En 2007, comme les années précédentes, il s'agit d'une véritable campagne organisée. L’abattage des éléphants a commencé avec l’arrivée des braconniers soudanais en début de saison sèche, début janvier pour certaines zones, mi-janvier pour d’autres. La fin de la campagne correspond au départ des braconniers avec l’installation de la saison des pluies, vers la mi-mai dans certaines zones, la fin mai dans d’autres. On peut donc estimer que la campagne a duré entre 4 et 5 mois.

Ancien ou nouveau ?

Cette campagne de braconnage n’est pas nouvelle, c’est un phénomène récurrent qui se répète à chaque saison sèche, probablement depuis des siècles. Le qualificatif de « tradition » n’est peut-être pas approprié au contexte, mais il lui va bien. Ce phénomène connaît des fluctuations importantes, au gré notamment des efforts de lutte anti-braconnage. Cette année est une « grande année » pour les braconniers qui ont profité de l’interruption du Programme ECOFAC/ZCV*.

Quelle méthode d’évaluation ?

Collecte des données :
Toutes les données ont été collectées directement par les auteurs qui se sont eux-mêmes rendus sur le terrain pendant la campagne de braconnage. Les auteurs n’ont recueilli que les témoignages d’observateurs directs (observations de première main), c’est-à-dire de personnes qui ont elles-mêmes observé des carcasses d’éléphants. Tous les témoignages rapportés par une tierce personne (observations de seconde main) ont été exclus systématiquement.

Observateurs :
Tous les observateurs** , au nombre de neuf, sont des hommes de terrain qui ont subi la campagne de braconnage sur leurs zones de travail, c’est-à-dire sur des zones qu’ils connaissent bien puisqu’ils en sont les gestionnaires depuis plusieurs années. Ce sont soit des guides professionnels, soit des opérateurs touristiques qui ont reçu du Gouvernement une responsabilité déléguée de gestion pour la période de leur contrat, soit d’amodiation d’un Secteur de Chasse, soit de location d’une Zone de Chasse Villageoise (ZCV). Tous ces opérateurs se sont regroupés en une association (ONG) agréée de droit centrafricain, l’Association pour la Protection de la Faune Centrafricaine (APFC). Sur le terrain, ils sont reliés entre eux par un double réseau de radio HF et de téléphone satellitaire.

* Financé par l’Union Européenne, le Programme ECOFAC/ZCV apporte un appui aux autorités centrafricaines et aux communautés locales pour gérer la faune sauvage dans le nord du pays.

** Les observateurs sont (par ordre alphabétique) : Stéphane Cordesse, Thierry Fécomme, Richard Guhenne, Daniel Koudoumé, Jean-Louis Laborde, Matthieu Laboureur, Christophe Lemée, Florent Mathieu & Jean-Jacques Roulet.

En savoir plus :
2007 - Connaissance de la Chasse - Sauver la RCA

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  • Du conflit d’intérêt à la cogestion (RCA) (Août 2007)

A l’Est du pays, dans le triangle d’Obo, jadis fameux pour ses éléphants gros porteurs, la Fondation IGF pilote un projet européen (Programme ONG du nord – ONG du sud) dont l’objectif est de résoudre et prévenir les conflits liés à l’utilisation de l’espace et particulièrement aigus entre agriculteurs - chasseurs Zandé et éleveurs de bétail en provenance de l’ouest centrafricain, du Tchad, voire du Soudan, mais d’autres acteurs comme les pêcheurs, les chercheurs de diamant, les organisateurs de safaris, les commerçants, les collectivités locales et l’Etat, sont aussi présents dans la zone.

La Fondation IGF propose un travail en 3 temps : diagnostic de la situation, dialogue entre tous les utilisateurs de l’espace, recherche des solutions.

L’une d’elles consisterait peut-être à définir un zonage consensuel du territoire afin que les activités des divers groupes puissent se développer harmonieusement, puis installer une gestion commune et durable des ressources naturelles.

La Fondation IGF a effectué en janvier 2007 une mission de suivi du projet d’appui à la résolution des conflits d’usage de l’espace dans le Mbomou et le Haut-Mbomou, Est Centrafricain. Par la suite J.F Dobremez, administrateur et conseiller scientifique de la Fondation IGF, a effectué une mission sur le terrain en avril 2007 pour effectuer un bilan de la première année d'exécution du projet et proposer un schéma de travail du projet pour les 2 années à venir.

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  • Comptage en action de chasse : validation de la méthode (Août 2007)

Cette étude consistait à tester la validité du comptage en action de chasse. Cette méthode de suivi de la faune sauvage plus simple et moins coûteuse que d’autres méthodes plus classiques a été présentée dans le flash Actualités de Juillet. Pour ce faire, on a comparé ce nouveau protocole à un protocole de référence, le comptage en « line transect » (échantillonnage par transects en ligne). Après validation, le comptage en action de chasse permettra le suivi des populations de grande faune dans les zones de chasse et l’obtention d’informations capitales pour la gestion de la faune.

L'étude a été réalisée dans le cadre du projet intitulé « Conservation de la grande faune emblématique des Zones Cynégétiques Villageoises (ZCV) du nord de la République Centrafricaine », sous l’égide de l’Association pour la Protection de la Faune de Centrafrique (APFC) et de la Fondation Internationale pour la Gestion de la Faune (Fondation IGF), sur un financement du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), et sous la tutelle du Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, chargé de l’Environnement (MEFCPE). Cette action s’insère dans un ensemble d’initiatives visant à favoriser la conservation de la faune sauvage dans le nord centrafricain en mettant à la disposition des intervenants locaux – opérateurs cynégétiques et populations locales – des outils et des compétences nécessaires à la réalisation d’un suivi écologique et pragmatique ? capable de produire des données utiles à une gestion cynégétique durable.

Au cours de cette étude effectuée dans les zones de chasse de NGoumbiri et Bangoran, 1 750 km (290 transects) ont été parcourus en comptage en « line transect » et 1 798 km (197 transects) en comptage en action de chasse. 302 observations ont été effectuées en comptage en « line transect » et 176 observations en comptage en action de chasse. Les résultats montrent que les densités fauniques estimées sont significativement plus élevées avec le comptage en « line transect » qu’avec le comptage en action de chasse. Ces différences peuvent être dues à plusieurs facteurs qui peuvent influer sur le nombre d’observations lors du comptage en action de chasse : vitesse des véhicules supérieure, dérangement plus important et échantillonnage biaisé.

Malgré ses limites et les différences de densité estimées entre les deux types de comptage, la méthode du comptage en action de chasse reste très intéressante. Elle est en effet simple et peu coûteuse et permet aux guides d’effectuer eux-mêmes les comptages pendant leur activité cynégétique. Par ailleurs, les différences de densité entre les deux méthodes ne constituent pas vraiment un problème puisque le signe des différences est toujours le même quelque soit l’espèce (de grande ou petite taille) et la zone de chasse considérée : les densités sont inférieures avec le comptage en action de chasse. De plus, la valeur absolue de la densité d’une population ne représente pas la valeur la plus utile pour suivre et gérer une population animale. Il est en effet plus intéressant de regarder l’évolution d’un indice au cours du temps afin d’adapter les modes de gestion de la faune et les prélèvements par la chasse aux fluctuations constatées.

Le comptage en action de chasse est donc tout à fait approprié pour obtenir des indices d’abondance et des densités permettant de suivre des populations animales en fonction du temps, ou de les comparer entre différentes zones.

En savoir plus :
Validation de la méthode de comptage en action de chasse

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  • Comptage en action de chasse : suivi de la grande faune dans les zones de chasse de la République Centrafricaine (Juillet 2007)

Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un ensemble d’initiatives visant à conserver la grande faune de la République Centrafricaine et assurer sa valorisation durable par le tourisme de chasse. Le projet, dans lequel s’inscrit cette étude, est intitulé « Conservation de la grande faune emblématique des Zones Cynégétiques Villageoises (ZCV) du Nord de la République Centrafricaine ». Ce projet, placé sous l’égide de l’Association pour la Protection de la Faune de Centrafrique (APFC) et de la Fondation Internationale pour la Gestion de la Faune (Fondation IGF), est subventionné par le Fonds Français de l’Environnement Mondial (FFEM). A la suite de deux missions effectuées par l’IGF en 2005 et 2006, c’est la méthode du comptage en action de chasse (dérivée de l’échantillonnage par transects en ligne, le « line transect ») qui a été choisie comme méthode de suivi de la faune sur le terrain.

Au cours de cette mission, 5 zones de chasse du Nord de la République Centrafricaine ont été visitées entre le 2 février et le 19 avril, soit en saison sèche. Un total de 5 076 km a été parcouru en comptage en action de chasse. 784 observations des espèces animales retenues ont été effectuées pour un total de 2 233 individus.
Trois méthodes différentes ont été utilisées pour l’analyse des données issues des comptages en action de chasse. La méthode du « line transect », à l’aide du logiciel Distance, a tout d'abord été appliquée afin d’évaluer les densités de populations animales. Cependant, celle-ci s’est avérée peu fiable pour traiter les données collectées, notamment en raison du faible nombre d’observations d’animaux et du nombre conséquent de pistes parcourues sans effectuer d’observation. En revanche, cette méthode permet de déterminer une largeur de bande efficace de détection (« Effective Strip Width », ESW) qui peut s’avérer utile si l’on a recours à d’autres méthodes d’analyse.
Un autre outil permettant de suivre les tendances évolutives de populations animales : l’indice kilométrique, a ensuite été envisagé en distinguant indice kilométrique d’abondance (IKA = nombre d’individus / nombre de kilomètres parcourus) et de rencontre (IKR= nombre d’observations / nombre de kilomètres parcourus). Les sources de variabilité de cet indicateur telles que l’heure d’échantillonnage, le choix des pistes à parcourir ou encore le moment de la saison où sont collectées les données, ont alors été analysées. L’étude de ces différents facteurs a permis de déterminer des conditions favorables à l’application de cet outil et les échelles temporelles et spatiales à utiliser.
Enfin, une troisième méthode a été employée pour analyser les données récoltées lors des comptages en action de chasse : la méthode du « strip transect » (échantillonnage par transects en bande) qui permet d’estimer des densités en s’affranchissant du choix d’un modèle de probabilité de détection contrairement à la méthode du « line transect ». Pour les calculs, la largeur de bande efficace de détection (ESW), obtenue à partir du logiciel Distance, a été utilisée comme largeur de bande d’échantillonnage.
Les résultats obtenus par espèce sont détaillés pour les trois méthodes d’analyse (« line transect », indice kilométrique et « strip transect »), ce qui permet de s’intéresser à la taille moyenne des groupes ou aux fréquences d’observation en fonction de la zone d’étude.
L’ensemble de ces méthodes permet d’établir des recommandations sur le protocole à utiliser en fonction du nombre d’observations effectuées par espèce mais aussi de la distribution géographique de ces observations. L’outil de mesure à utiliser peut être choisi en fonction des critères de la base de données obtenue. Ainsi, le « line transect » sera utile pour des espèces avec un fort taux d’observation et une répartition géographique homogène ; le « strip transect » peut être appliqué indépendamment de la distribution des observations ; l’indice kilométrique (d’abondance ou de rencontre) permet de traiter le cas des espèces que l’on rencontre peu fréquemment ; et enfin l’indice kilométrique de traces est adapté aux espèces pour lesquelles les observations visuelles sont rares.

En savoir plus :
Comptage en action de chasse : suivi de la grande faune dans les zones de chasse de la République Centrafricaine

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  • Signature d’un Mémoire d’entente entre la Fondation IGF et le Ministère du Tourisme Mozambicain pour la remise en état de la Réserve Nationale de Gilé (Juin 2007)

Le 5 juin, le ministre du Tourisme, M. Fernando SUMBANA, et le directeur de la Fondation IGF, M. Philippe CHARDONNET, ont signé un mémoire d’entente en présence de l’Ambassadeur de France, d’un représentant de la Fondation Rothschild, du Directeur de l’Agence Française de Développement et de responsables mozambicains de l’administration des aires naturelles. Ce mémoire d’entente vise à la remise en état et la reconstruction de la Réserve de Gilé, dans la province de Zambézia; la signature de l’accord impliquant un engagement de 300 000 dollars de la part de l’IGF s’inscrit dans le cadre du développement des aires de conservation de la nature au Mozambique.

De la remise en état de cette réserve, les autorités mozambicaines attendent un enrichissement de la faune, par exemple, la réintroduction de rhinocéros noirs. Elles prévoient également la création de 150 emplois en associant les communautés locales dans la gestion du parc, leur accordant 20% des bénéfices. Dans son discours, le Ministre a insisté sur la nécessité d’une gestion participative des zones de conservation touristique au Mozambique et sur l’importance de la réserve pour le développement de cette activité économique. Le directeur de la Fondation IGF a de son côté mis en valeur la signification de la signature de cet accord qui allait rendre à la Réserve nationale de Gilé son importance pour la préservation de la biodiversité.

En savoir plus :
Fiche projet: Co-gestion de la réserve Nationale de Gilé, Mozambique
La Fondation IGF finance la remise en état de la Réserve Nationale de Gilé
2007 - Connaissance de la Chasse - Opération miombo

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  • Etude sur les avantages et inconvénients de la création d'une agence para-publique pour la gestion des aires de conservation au Mozambique (Mai 2007)

La Fondation IGF a effectué une étude à la demande de la FAO sur les avantages et les inconvénients de la gestion des aires protégées (parcs nationaux, réserves de faune et zones de chasse) par un établissement para-public au Mozambique.

Objectif :

L’objectif de cette étude était d’étudier la faisabilité technique et économique de la création d’une structure para-publique pour la gestion des aires de conservation au Mozambique.

Pour cela, l’étude a d’abord analysé les institutions et les législations mozambicaines en matière de gestion des ressources naturelles, ainsi que les structures para-publiques de gestion des aires protégées déjà en place dans 9 pays dont 7 pays d’Afrique.

Elle a ensuite formulé des propositions et recommandations pour la gestion des aires protégées en étudiant les différentes options suivantes :
- la gestion directe par l’état;
- la gestion par une agence para-publique unique;
- la gestion par plusieurs agences para-publiques;
- la gestion par une structure privée;
- la gestion par une ONG;
- des gestions différentes en fonction des aires protégées.

L’option de gestion par une agence para-publique a été plus particulièrement étudiée. Les risques aux points de vue économique, écologique, socio-culturel et institutionnel de cette option ont été identifiés et évalués.

Les premiers résultats ont été présentés au Mozambique au cours d’un atelier national. Cet atelier, qui a eu lieu à Maputo, a permis d’amender et de valider l’étude.

En savoir plus :
Mai 2007 - Advantages & disadvantages of the management of conservation areas in Mozambique by a parastatal entity

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  • Compter la faune pour la gérer (Avril 2007)

L’IGF met au point un nouveau système de suivi des populations animales : le comptage en action de chasse. Une méthode simple inspirée des indices d’abondance : une personne recense les animaux observés en suivant une équipe de chasse. Une procédure légère et peu coûteuse comparée aux méthodes traditionnelles de comptage. Des stagiaires, étudiants ou doctorants, participent à ces comptages. Ils interviennent dans les zones au Nord-Cameroun, Nord-RCA (avec l’APFC), Sud-RCA. Des guides et organisateurs de safaris soutiennent ce programme en accueillant des stagiaires et en cofinançant les travaux sachant que ce type de comptage permet d’ajuster les quotas de chasse et mieux gérer les territoires et la faune, conditions sine qua non pour pérenniser la chasse. Un scientifique spécialiste évalue la fiabilité de la méthode par rapport aux comptages traditionnels. Si l’évaluation est positive, cette méthode légère pourra être validée scientifiquement et utilisée partout.

Cameroun

2007 est la première année où l'opération de comptages en action de chasse est conduite au Cameroun. Quatre sociétés de safari s'y sont associées et ont contribué au financement de l'opération. Une mission sur le terrain a été effectuée par une stagiaire de la Fondation IGF du 30 janvier au 17 mars 2007.

Centrafrique

2007 est la 3è année pour cette opération en RCA. Cette année, la Fondation IGF a aidé l'APFC (Association pour la Protection de la Faune de Centrafrique, ONG centrafricaine) à gagner un appel d'offres FFEM permettant de financer le suivi écologique des zones de chasse dans le nord de la RCA. C'est grâce à ce financement que les comptages en action de chasse ont été réalisés cette année au cours de la mission d'un stagiaire de la Fondation du 2 février au 17 avril. Toujours dans le cadre de ce projet, une autre mission a été réalisée par un jeune expert pour valider la méthode de comptage en action de chasse, une méthode mise au point par la Fondation IGF qui, du fait de sa nouveauté, nécessite d'être testée par comparaison avec une méthode éprouvée et approuvée.

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  • Capture de buffles en hélicoptère et pose de colliers émetteurs au Parc Régional du W (Bénin - Burkina Faso - Niger) (Mars 2007)

La mission confiée à la Fondation Internationale pour la Gestion de la Faune (IGF) consistait à capturer 17 buffles de savane d'Afrique de l'Ouest (Syncerus caffer brachyceros ) dans le Parc Transfrontalier du W, à cheval sur les trois pays : Bénin, Burkina Faso, Niger. Il s'agissait d'aider le projet "Mobilité" (CIRAD, INRA, ECOPAS W) à poser des colliers émetteurs pour lancer un programme de recherche sur l'hétérogénéité spatiale et la mobilité de la grande faune. Un an plus tôt au même endroit, l'IGF avait conduit avec ses partenaires une mission test en capturant à pied 5 buffles et en véhicule 2 hippotragues rouans. Cette année avec les mêmes partenaires, l'IGF a effectué les captures en hélicoptère avec un appui ULM pour repérer les troupeaux. Un total de 17 buffles ont été capturés et équipés de colliers émetteurs en moins de 5 jours effectifs de travail (9,5 demi-journées). Aucune perte n'a été enregistrée.

En savoir plus :
Mars 2007 - Capture de buffles dans le Parc transfrontalier du W
2007 - Connaissance de la Chasse - Buffles vus du ciel

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  • Translocation d’addax et d’oryx, un grand pas vers la restauration de la faune saharienne en Tunisie ! (Février 2007)

Dans le cadre du projet « Antilopes Sahélo-Sahariennes » CMS/FFEM*, la Direction Générale des Forêts, en collaboration avec plusieurs institutions internationales, a réintroduit deux groupes d’addax et un groupe d’oryx algazelle, ongulés désertiques sauvages, dans les Parcs Nationaux tunisiens de Djebil, Senghar et Dghoumès. Ces translocations représentent une avancée majeure vers la restauration du patrimoine naturel tunisien.

Une opération majeure de translocation d’addax (Addax nasomaculatus ) et d’oryx algazelle (Oryx dammah ) a été organisée en Tunisie du 20 au 26 février 2007. L’opération consistait à capturer 20 addax et 10 oryx sauvages dans le Parc National (PN) de Bou Hedma (gouvernorat de Sidi Bouzid) et de les transporter dans 3 Parcs Nationaux, le PN de Djebil, proche de Douz, le PN de Senghar, proche de Tataouine (parcs sahariens pour les addax), et le PN de Dghoumès (gouvernorat de Tozeur), pour les oryx.

Le but de ces translocations est de créer plusieurs populations semi-captives d’oryx et d’addax dans différents Parcs Nationaux, pour mieux gérer la diversité génétique de ces populations et limiter le risque de mortalité massive par une épidémie, et surtout pour préparer la réintroduction de l’addax dans la nature, dans le Grand erg oriental, vaste zone saharienne de dunes à la frontière de la Tunisie et de l’Algérie.

L’opération s’est déroulée sans incident. Vingt addax ont été capturés à l’aide de fusils anesthésiques, transportés dans des caisses par camion de nuit, et relâchés le matin dans les PN de Djebil et de Senghar. Selon la même technique, 8 oryx ont pris le chemin du PN de Dghoumès. De nombreux prélèvements et prises de données scientifiques (suivi sanitaire des animaux, génétique, biométrie, etc.) ont été effectués à cette occasion. Les captures se sont accompagnées d’un voyage d’étude de professionnels d’Algérie, du Maroc, du Sénégal et de Tunisie, qui ont activement participé à toutes les phases des translocations et ont pu échanger sur les stratégies de conservation dans les différents pays voisins.
Les opérations étaient placées sous l’autorité de la Direction Générale des Forêts (Ministère de l'Agriculture, Tunisie) et organisées par la CMS (Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage - Convention de Bonn). Le Fonds Français pour l'Environnement Mondial (FFEM) est le bailleur de fonds principal du projet. De nombreuses institutions scientifiques étaient associées à cette opération, dont l’IRSNB (Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique), l’IGF (Fondation Internationale pour la Sauvegarde de la Faune Sauvage), ZSL (Société Zoologique de Londres), le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), France, et le Zoo de la Palmyre.

Suite à cela, et sous la supervision de la communauté internationale des parcs zoologiques, un groupe d’addax et d’oryx devrait arriver à l’automne 2007 (PN de Djebil et de Senghar pour les addax, PN de Dghoumès pour les oryx) en provenance de parcs zoologiques européens et nord-américains, afin d’augmenter la diversité génétique de ces populations.Ces translocations revêtent un caractère symbolique essentiel pour la Tunisie et pour la communauté internationale de conservation de la nature, et s’inscrivent dans un programme de long-terme pour la restauration du patrimoine naturel tunisien, et en particulier, pour la réintroduction de l’addax in natura .

*Le but du projet est de contribuer à la conservation des antilopes sahélo-sahariennes, à travers des inventaires scientifiques, le renforcement du réseau d’aires protégées, le soutien à des programmes de reproduction en captivité et de réintroduction, l’implication et la sensibilisation des communautés locales et des actions de renforcement des capacités (formations, etc.). Le projet s’inscrit dans une démarche régionale, intitulée « Action Concertée pour la conservation et la restauration des antilopes sahélo-sahariennes - ASS », initiée par la CMS (Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, appelée Convention de Bonn, sous l’égide des Nations Unies). Cette action concerne 6 espèces d’antilopes (oryx algazelle, addax, gazelle dama, gazelle leptocère, gazelle de Cuvier, gazelle dorcas), toutes menacées de disparition à l’échelle mondiale. Le projet concerne principalement la Tunisie et le Niger. Le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal et le Tchad sont également impliqués, à travers des actions d’inventaires et de formations des acteurs.

En savoir plus :
2007 - Connaissance de la Chasse - Oryx et addax de retour au pays
2007 - Sandscript - Les addax et les oryx de Tunisie sont en marche

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